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Communiqué de pressePublié le 8 mai 2026

Les difficultés financières touchent également la classe moyenne

Neuchâtel, 08.05.2026 — En Suisse, 55,2% de la population appartient au groupe à revenus moyens, une proportion qui est restée globalement stable pendant 25 ans. Les situations de vie peuvent être très différentes au sein de ce groupe. Dans la classe moyenne inférieure, environ une personne sur dix est confrontée à des frais de logement représentant plus de 40% du revenu disponible du ménage. Et une personne sur quatre vit dans un ménage ne pouvant pas faire face à une dépense inattendue de 2500 francs. Dans la classe moyenne supérieure, les proportions correspondantes sont nettement plus faibles et atteignent respectivement 3,5% et 10,9%. Ce sont là quelques-uns des résultats de l’enquête 2023 sur le budget des ménages (EBM) et de l’enquête 2024 sur les revenus et les conditions de vie (SILC) de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Le groupe à revenus moyens (la «classe moyenne»), selon la définition de l’Office fédéral de la statistique, représentait 55,2% de la population résidante permanente de la Suisse en 2023. Il comprenait par exemple les personnes vivant seules qui disposaient d’un revenu mensuel brut compris entre 4228 et 9061 francs ou les couples vivant avec deux enfants de moins de 14 ans et dont le revenu mensuel brut du ménage se situait entre 8880 et 19 028 francs. Pour certaines analyses, il est utile de subdiviser ce groupe en une classe moyenne inférieure et une classe moyenne supérieure. En 2023, la limite entre les deux sous-groupes se situait à un revenu mensuel brut de 6041 francs (pour les personnes vivant seules) et de 12 685 francs (pour les couples vivant avec deux enfants de moins de 14 ans).

La classe moyenne reste globalement stable

Dans l’ensemble, la part de la population appartenant à la classe moyenne est restée globalement stable entre 1998 et 2023. Le groupe à revenus moyens était le plus représenté en 2009 (61,3% de la population) et le moins représenté en 2018 (54,4%). Sur l’ensemble de la période d’observation, il n’a toutefois pas changé de manière significative.

Les frais de logement divisent le groupe à revenus moyens

En Suisse, la classe moyenne bénéficie généralement de bonnes conditions en matière de logement. Les problèmes tels que les logements surpeuplés touchent beaucoup plus fortement les personnes à faibles revenus. C’est aussi le cas de la charge excessive que représentent les frais de logement, laquelle touche toutefois également les personnes de la classe moyenne: en 2024, 10,5% de la classe moyenne inférieure était confrontée à des frais de logement représentant plus de 40% du revenu disponible du ménage, alors que la part correspondante ne s’élevait qu’à 3,5% pour la classe moyenne supérieure.

Difficultés financières dans la classe moyenne inférieure

Le groupe à revenus moyens a des difficultés financières dans d’autres domaines également. En 2024, 25,0% des personnes de la classe moyenne inférieure vivaient en effet dans un ménage ne pouvant pas faire face à une dépense inattendue de 2500 francs. Ce n’était le cas que de 10,9% des personnes de la classe moyenne supérieure. De plus, 14,1% de la classe moyenne inférieure et 5,9% de la classe moyenne supérieure estimaient que la capacité de leur ménage à joindre les deux bouts à la fin du mois était difficile ou très difficile.

Le fait de ne pas pouvoir payer ses factures pour des raisons financières n’est néanmoins pas un problème beaucoup plus fréquent pour la classe moyenne inférieure que pour la classe moyenne supérieure. En 2024, 8,7% de la classe moyenne inférieure vivait dans un ménage présentant au moins deux types d’arriérés de paiement, sans différence significative par rapport à la classe moyenne supérieure (6,7%). Les arriérés de paiement concernaient les impôts, les primes d’assurance-maladie, les loyers ou les intérêts hypothécaires du domicile principal, les factures courantes d’eau, d’électricité, de gaz et de chauffage, ou encore les remboursements de crédit n’ayant pas pu être payés dans les délais, pour des raisons financières, au cours des douze derniers mois.

Un peu plus de 11% de la classe moyenne inférieure renonce aux vacances

Alors que 11,1% de la classe moyenne inférieure n’a pas pu partir en vacances pour des raisons financières, c’était le cas de seulement 3,1% au sein de la classe moyenne supérieure. Il n’est donc pas surprenant que les personnes du premier groupe soient nettement moins satisfaites de leur situation financière que celles du deuxième groupe: 10,6% des personnes de la classe moyenne inférieure se sont déclarées (plutôt) insatisfaites, contre 3,7% de celles de la classe moyenne supérieure (valeurs de 0 à 4 sur une échelle de 0 (pas du tout satisfait) à 10 (entièrement satisfait)).

Vous trouverez ce communiqué de presse et d'autres informations sur ce thème sur le site web de l'OFS.